COMMISSION RADIOACTIVITÉ / RADON 

L’objectif de cette commission est d’analyser les nuisances possibles sur l’humain de la radioactivité et du radon sur notre secteur d’étude. 

Quelques définitions pour comprendre de quoi nous parlons:

Radioactivité :

La radioactivité est le phénomène physique par lequel des noyaux atomiques instables se transforment spontanément en d’autres atomes (désintégration) en émettant simultanément des particules de matière et de l’énergie. 

L’émission de particules matérielles et immatérielles est appelée rayonnement, et l’énergie des particules est suffisante pour entraîner l’ionisation de la matière traversée, d’où le nom de rayonnements ionisants. 

On distingue classiquement les rayons « α » constitués de noyaux d’hélium (également appelés particules « α »), les rayons « β » constitués d’électrons (particules « β ») et les rayons « γ » constitués de photons.

Normes Radioactivité :

Le Sievert (Sv) est utilisé pour exprimer les effets biologiques des rayonnements ionisants sur la matière vivante.

La limite de dose efficace annuelle (article R. 1333-11 du code de la santé publique) reçue par une personne est fixée à 1 mSv/an par l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) au-delà de la radioactivité naturelle en excluant les doses reçues en médecine.

Radon :

Le radon est un gaz radioactif naturel issu de la désintégration du radium, présent dans toutes les roches de l’écorce terrestre. Il a tendance à s’accumuler dans les locaux souterrains et les rez-de-chaussée peu ou pas ventilés et peut parfois atteindre des niveaux de concentration trop élevés.

Le radon, reconnu cancérigène certain pour l’homme depuis 1987, est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac.

La France est divisée en zone de potentiel Radon, allant de la catégorie 1 à 3. Notre secteur géographique est en zone 3, à risque. 

Retrouverez toute la cartographie Radon partout en France

Normes Radon :

Le Becquerel (Bq) est l’unité de mesure de la radioactivité d’un corps. Elle caractérise le nombre de désintégrations spontanées de noyaux d’atomes instables qui s’y produit par seconde. Dans le corps humain, la radioactivité est naturellement de 120 Bq/kg.

La fixation d’un niveau de référence à 300 Bq/m3 pour tout type de construction (habitat, établissements ouverts au public et lieux de travail) a été transposée dans le droit français à partir d’une directive européenne du 5 décembre 2013.

Les mesures effectuées sur notre secteur:

  • Relevés Radon :

Notre secteur géographique étant en catégorie 3, l’ARS a décidé de mener deux campagnes de « Levée de doute » au sein de l’école Notre Dame de Lourdes à Ste Pazanne, l’une au cours de l’été 2019 et une nouvelle en période hivernale (décembre 2019).

Ces mesures de radioactivité et de radon ont été effectuées par l’IRSN.

– Tous les résultats de cette première campagne radon de juillet 2019 sont consultables ici:

Les rapports de l’IRSN montrent des niveaux de rayonnement gamma (max 300 c/s DG5) et de radon (961 Bq/m3 au RDC salle de classe R7) relativement élevés dans l’école Notre Dame de Lourdes, notamment dans quelques classes où les valeurs dépassent très très largement les normes.

L’IRSN avait fait un certain nombre de recommandations pour abaisser les niveaux de radon dans l’établissement (amélioration du renouvellement d’air indispensable).

Même si ces mesures de radon ne sont pas forcément représentatives (mesures en été, établissement fermé), elles suggèrent un dépassement possible de la limite de 300 Bq/m3 en moyenne annuelle. 

– Pour le radon en particulier on peut s’attendre en effet à des valeurs plus importantes encore en période froide, d’où cette 2ième campagne de mesures.

L’ARS, malgré nos nombreuses demandes et relances, ne transmet aucun résultat brut concernant cette 2 ième série de mesures.

Les seuls éléments connus sont ceux liés au communiqué de presse de la Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique (DDEC) de mars 2020.

Ils sont peu rassurants quant aux résultats retrouvés. Il est indiqué que les taux sont inférieurs à ceux de l’été 2019 et pour autant, la fermeture de quelques classes devient indispensable et en urgence.

Pourquoi avoir attendu et laissé des enfants dans ces classes tout ce temps supplémentaire?

Pourquoi le principe de précaution ou plutôt de prévention n’a-t-il pas été appliqué dès la 1ière campagne de levée de doute?

Communiqué de presse et résultats ARS DDEC / Mars 2020

  • Des mesures de Radon et de Radioactivité ont eu lieu sur cette même période hivernale 2019-2020 au sein de quelques domiciles de familles dont l’enfant souffre d’un cancer.

L’ARS est en possession de l’ensemble de ces résultats. Sans aucun retour, les familles ont sollicité l’ARS. Celle-ci refuse de les leur communiquer. Certaines familles les ont même demandé par courrier officiel en recommandé avec accusé de réception et l’ARS ne leur a jamais répondu.

Courrier mail adressé à l’ARS et SPF / Avril 2020

Pourquoi ce manque de transparence?

Pourquoi inquiéter davantage les familles en refusant de leur répondre et leur transmettre des résultats les concernant directement?

Quelle considération nos autorités sanitaires ont-elles quant à ce que vivent les familles?

Relevés Radioactivité

Le Collectif Stop aux Cancers de nos Enfants a également souhaité réaliser sa propre étude de détection de radioactivité. Pour ce faire nous avons utilisé un détecteur gamma de prospection (DG5), couramment employé pour la détection des sources radioactives et de la contamination.

Les différents sites analysés sur notre secteur d’étude allant de Rouans à St Mars de Coutais en passant par St Hilaire de Chaléons, Ste Pazanne, Villeneuve en Retz, n’ont pas montré de valeurs significativement supérieures au bruit de fond (radioactivité naturelle).

Ces informations sont plutôt rassurantes.

Sites sources :

CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)

IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté Nucléaire)

Légifrance (Art. R1333-12)