COMMISSION QUALITÉ DE L’AIR

Cette commission vise à étudier la composition de l’air intérieur et extérieur, dans les différents lieux de vie fréquentés par les enfants (écoles, habitations, extérieurs). Elle vise à identifier, quantifier et comparer un maximum d’éléments présents dans l’air. Ces éléments sont d’origine très variés, naturels ou chimiques. On retrouve notamment les éléments biologiques, les gaz, les pesticides ou bien encore les particules.

Ses objectifs :

  • Collecter des données les plus exhaustives possibles sur l’air intérieur et l’air extérieur
  • Comparer ces données avec les données issues des autres commissions
  • Analyser ces données au regard de la littérature scientifique et des consultations des experts
  • Cibler les données identifiées comme critiques par les études scientifiques.

 

AIR INTÉRIEUR

 

1° LEVÉE DE DOUTES ARS

Analyse au sein de l’école Notre Dame de Lourdes

L’air intérieur de plusieurs classes de l’école Notre Dame de Lourdes a été analysé en juillet 2019 puis en fin d’année 2019 dans le cadre de la levée de doute menée par l’ARS.

Résultats de cette première étude :

Principales données collectées : formaldéhyde, acétaldéhyde, benzène, radon, 700 pesticides, phénols et chlorophènols, Chlorobenzènes, CAV (BTEX, COHV), hydrocarbures, ETM (8) + Cr VI.
Des substances reconnues comme cancérigènes et d’autres interdites depuis plusieurs années ont été retrouvées.

Des mesures d’amélioration de la qualité de l’air au sein de l’école ont été préconisées, en terme d’aération, ventilation.

 

Résultats de la seconde étude / Analyse de l’air intérieur des classes

Dans le communiqué officiel de la DDEC (Direction Diocésaine de l’Enseignement Catholique – DDEC) en mars 2020, pour les Champs ElectroMagnétiques, il est noté que les valeurs mesurées ne dépassent pas les seuils de références.

Il faut rappeler que la norme est de 100micro tesla.

Tout un chacun savait que les résultats seraient en dessous de 100 micro-tesla qui est une valeur extrêmement importante et non adaptée à des enfants.

L’OMS, le Centre International de Recherche contre le Cancer (CIRC) indique qu’il existe des risques de leucémies pédiatriques entre 0,2 et 0,4 micro-tesla.

Nous demandons à ce que l’ARS transmette l’ensemble des résultats bruts de l’étude des CEM.Depuis un an, ces 4 lignes à Haute Tension sont toujours présentes SOUS la cour de l’école. Ce facteur de risque n’est pas encore limité.

En ce qui concerne les taux de Lindane dans notamment deux classes, un polluant interdit depuis 1998 pour sa dangerosité sur la santé, les résultats étaient déjà mauvais en juillet 2019, et semblent toujours l’être en décembre 2019/ janvier 2020. La transmission des résultats bruts est indispensable.

En septembre 2019 les élèves étaient maintenus dans ces classes, malgré ces hauts taux et le danger que cela représentait pour eux. Dans son communiqué de mars 2020, la DDEC annonce une baisse très nette des concentrations mesurées mais comme ces taux sont toujours trop élevés et à risque pour les enfants, ces classes ferment pour y réaliser des travaux.
Etait-ce nécessaire d’attendre 7 mois pour protéger les enfants ?

 

Analyse fin 2019/début 2020 aux domiciles de quelques familles dont l’enfant a déclaré un cancer

Le nombre et le type de substances analysées aux domiciles n’apportent aucune avancée sur le sujet des cancers pédiatriques.
Certaines analyses de l’air intérieur ont été faites dans des logements habités récemment par les familles et où l’enfant malade n’a jamais vécu. L’ARS, très au fait de cette situation explique que ces analyses ne sont pas en lien avec les cancers des enfants.
Le laboratoire lui-même s’étonnait de faire ces analyses très minimalistes au sein des logements.

Le Collectif Stop aux Cancers de nos Enfants réclamait des analyses complètes dans le cadre de la levée de doute, l’ARS refusant, expliquant que la recherche des causes ne fait pas partie de leur mission.
Nous ne comprenons pas comment alors l’ARS a pu faire des analyses si c’est en dehors de ces missions ?

Aucune famille n’a reçu leurs résultats malgré les relances multiples du collectif et les demandes directes des familles. A la difficulté et la douleur s’ajoute l’inquiétude liée à cette non transmission de ces résultats personnels.
L’ARS n’a même pas transmis de courrier de réponse aux familles !

A ce jour, 14 familles ont vu leur domicile subir des analyses notamment sur l’air intérieur.
En voici les principaux résultats : ARS 2ème campagne de Levée doute / Logements des familles

    • 3 logements dépassent les critères, vis-à-vis du peu de composé analysé, benzène ou Formaldéhyde.
    • Les teneurs en Radon sont acceptables dans tous les logements à l’exception d’un pour lequel l’analyse en continu sur deux mois atteint les 600 becquerels,

De plus, certaines analyses ont été très succinctes ou partielles : l’analyse de l’air intérieur n’a porté que sur six molécules, dont le Lindane et le Formaldéhyde ; celles sur les sols n’ont été faites qu’en surface ; des recherches de pesticides n’ont pas été faites, ni dans les airs, ni dans les sols, ni dans l’eau.

Tous ces résultats ont été portés à la connaissance de l’ARS en tout début d’année pour une présentation aux familles programmée en mars. La réunion de présentation n’a pu se tenir pour cause de confinement Covid, mais l’ARS indiquait dans un mail daté du 9 avril qu’elle « a cependant pris le temps d’analyser les résultats bruts pour vérifier qu’aucune action immédiate n’était nécessaire ».

Finalement, après relance du collectif, la réunion de présentation aux familles s’est tenue le 2 juillet. Et c’est là, surprises, que les familles présentes ont pris connaissance des anomalies – et recommandations de l’ARS -, quelque six mois après les analyses…

 

Investigations environnementales complémentaires en matière de pesticides dans l’air ambiant

 

2° ANALYSES MENÉES PAR LE COLLECTIF STOP AUX CANCERS DE NOS ENFANTS

C’est dans ce contexte de non intervention de Santé Publique France et d’une proposition extrêmement parcellaire de l’ARS, que le collectif a décidé de lancer des analyses de l’air intérieur dans plusieurs logements sur tout notre secteur.

Nous avons établi un partenariat avec le laboratoire KUDZU Science à Strasbourg avec qui les analyses de l’air intérieur des logements ont été faites.

Lien vers le site Laboratoire KUDZU Science

Avec les scientifiques et en lien avec la direction du laboratoire, nous avons élaboré un protocole de recherche des polluants que nous respirons dans notre air intérieur, avec un cahier des charges extrêmement complet.
Comme pour l’analyse de l’eau et des sols, en l’absence de connaissance sur les molécules, polluants, toxiques qui existent sur notre territoire, il nous est apparu évident de lancer un screening de ces polluants le plus large possible :

  • 100 pesticides
  • 16 plastifiants
  • 6 additifs organophosphorés
  • 18 HAP (hydrocarbures)

Ces analyses ont eu lieu. Le Collectif est au travail avec ce laboratoire pour vous proposer la totalité des résultats en toute transparence ici, avec la littérature scientifique connue qui s’y réfère.

De très nombreux polluants ont été retrouvés dans l’air intérieur, dont beaucoup de plastifiants.Certains pesticides, perturbateurs endocriniens, interdits depuis plusieurs années, se retrouvent également.
Il est inacceptable de respirer autant de toxiques au quotidien. Et nombreux sont ceux qui proviennent directement de l’extérieur. Il est important de rappeler qu’il n’existe aucune norme concernant la qualité de l’air intérieur. Nous déplorons l’absence totale de données sur les cumuls des facteurs d’exposition, le cumul de ces nombreux polluants dans le temps.

Les experts s’accordent sur le fait que nous ne devrions pas être soumis à la respiration de perturbateurs endocriniens. La dose ne fait pas le poison, juste la présence est dangereuse pour la santé.

 

AIR EXTÉRIEUR

Les autorités sanitaires ont refusé d’analyser l’air extérieur malgré nos très nombreuses demandes argumentées.

La situation sanitaire liée au Covid-19 nous a retardé dans la construction de ce projet.
Mais au regard des résultats de l’analyse de l’air intérieur, l’analyse de l’air extérieur n’est plus à discuter, elle est primordiale.Toujours en partenariat avec des experts, des instituts académiques et laboratoire, le collectif Stop aux Cancers de nos Enfants espère pouvoir valider le protocole d’analyse de l’air extérieur au plus vite.

Il s’agira de dispositifs de sondes extérieures qui devront rester en place plusieurs semaines.
Nous attendons le chiffrage du coût de chaque dispositif et de son analyse (selon le nombre de jours où il restera en place). Nous validerons le nombre de sondes à installer en fonction de la somme totale à financer.
Vos dons sont toujours utiles pour nous permettre de collecter le maximum d’informations.
Lien vers notre cagnotte en ligne

Le Collectif, en transparence, a informé l’ARS de l’ensemble de ses démarches d’analyses, sollicitant de nouveau auprès d’eux l’installation d’une sonde, telle qu’elle existe déjà sur Nantes via Air Pays de La Loire, précisément sur notre secteur.
Une sonde a été installée en 2020. Elle analysera l’air extérieur sur une année, à partir de septembre 2020..

 

Lien vers le site Air Pays de Loire

Liens et documentation